LES ASSASSINS DU RAIL!
Quand je lis dans la presse, quand j’entends à la radio ce que certains crétins, car il n’y a pas d’autre nom sinon celui d’assassins potentiels, osent faire, j’ai honte! J’ai honte pour vous qui mettez sur les rails des traverses, non pas pour arrêter les trains, mais pour les faire dérailler et tuer des usagers qui en ont assez de vos sabotages. J’ai honte pour vous qui ne vous rendez pas compte des conséquences de vos actes. J’ai honte pour vous dont l’intelligence est réduite à zéro. J’ai honte pour le nom d’hommes que vous ne méritez même pas. J’ai honte pour votre mépris des autres. J’ai honte pour votre absence de courage, agissant dans l’incognito. J’ai honte pour vos camarades dont les luttes, même si je ne les partage pas, subissent par ricochet l’opprobre que vous faites peser sur eux. J’ai honte de votre jouissance à commettre ces crimes. J’ai honte de savoir que je peux demain vous croiser sur mon chemin. J’ai honte de votre lâcheté. J’ai honte d’être un de vos semblables. Et je sais qu’il vous importe peu que je vous le dise, que vous allez en rire car les assassins rient toujours de leurs forfaits, jusqu’au jour où il se font prendre.

DEB dit :
Moi j’ai honte de la bêtise de ce papier. A qui s’adresse-t-il ? De quoi est-il question réellement ? Quelles preuves de ce qui est avancé ? Où ? Quand ? Comment ?
Vous avez, auteur de ce papier la haine bien prompte, ce qui la rend suspecte.
Et, du reste, cet anonymat que vous fustigez n’est-il pas aussi le vôtre ?
patrickpike dit :
Cher commentateur DEB, Sachez que je ne suis pas anonyme et que j’écris toujours sous mon nom. Sachez aussi que des traverses métalliques ont été posées sur des rails à la sortie d’un tunnel, ce qui à mes yeux et à ceux de beaucoup d’autres est un crime potentiel. Sachez que la bêtise de ce papier s’adresse à ceux qui ont commis cet acte et à personne d’autre.(Et certainement pas aux grévistes, que je n’approuve pas, mais que je respecte dans leur lutte si elle reste sereine). Sachez enfin qu’il ne s’agit pas de haine, mais de honte, ce qui n’est pas tout à fait semblable.
DEB dit :
Bien sûr que personne, personne ne peut être d’accord avec des actes de cette sorte. Je condamne le fait que des traverses aient été déposées sur des rails. Vous ne trouverez personne pour approuver ces actes inconséquents.
Mais à quoi bon ce ton ? Et les mots : honte, lâcheté, assassins (même potentiels) sont inquiétants, et c’est vous qui les écrivez. “J’ai honte de votre jouissance à commettre ces crimes” écrivez-vous encore.
Vous écrivez aussi que vous n’approuvez pas les luttes (voulez-vous dire : les grèves ?).
Et, puisque vous évoquez la “sérénité” dans votre com, tentez de retrouver la vôtre.
Je me répète, votre papier est haineux. Je ne saurais trop vous inciter à le supprimer.
Du reste, j’ai fait une demande en ce sens.
patrickpike dit :
Bonsoir, Je vois avec plaisir que vous n’approuvez pas ces actes de sabotage (traverses, huile, ballast déversés sur des aiguillages, des rails; câbles électriques détruits, feux etc…). Et vous n’en avez pas honte? Car il s’agit bien de crimes (”Le dessein fait le crime, et non le hasard” Richelieu.)
Je note en revanche que vous ne faites toujours pas la différence entre honte et haine. La haine est un sentiment qui vous pousse à vouloir du mal à quelqu’un ou à se réjouir du mal qui lui arrive. Or,moi, je ne veux de mal à personne, bien au contraire. La honte est un sentiment de déshonneur et d’indignation. Et je ne vois pas en quoi les mots que j’emploie sont inquiétants: ils expriment simplement mon indignation. Quant à ces grèves, eh! non! je ne les approuve pas car je pense qu’elles ne traduisent que la volonté de vouloir conserver des privilèges datant d’une autre époque. Cela étant j’ai approuvé d’autres grèves comme celles concernant le CPE par exemple. Pour ce qui est de ma sérénité, ne vous inquiétez pas, elle va on ne peut mieux. Et maintenant parlons censure. Les commentaires étant modérés, j’aurais pu ne pas publier les vôtres. Mais je suis, comme Voltaire, pour la liberté d’expression, et me battrai pour vous laisser vous exprimer. Libre à vous de n’être pas de cet avis. Libre à vous de vouloir me censurer. Et quand bien même y parviendriez-vous, je n’éprouverai nulle haine envers vous, simplement de la honte.