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du Journal SUD OUEST

Les notes de Patrick PIKE
Un petit soleil aura toujours plus d’attrait qu’un gros satellite!

N. Sarkozy: l’exemple vient de haut.

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Lorsque j’étais petit enfant, combien de fois ai-je entendu ces conseils et ces préceptes, me répétant à l’infini qu’il ne fallait pas que je fasse ceci ou encore cela, qu’il me fallait me taire à table, être respectueux, obéir ou n’être pas impoli!

Prends l’exemple d’un tel me disait-on péremptoirement. C’est une question de savoir-vivre.

Ce n’était pas la rigueur, uniquement la bienséance. Le désir de mes parents que je devinsse, petit bourgeon en train d’éclore, s’élançant vers l’espace dans l’anarchie de sa jeunesse, l’arbre majestueux qui se dresse un jour sous l’apparence d’un homme. Et je contemplais la cime des grands arbres du parc où j’allais jouer, sachant désormais que l’exemple venait d’en haut, en rêvant qu’un jour je deviendrai comme eux, puissants mais impassibles, offrant leur ombre et leur exemple aux bourgeons s’érigeant vers le ciel.

Qu’en est-il aujourd’hui de ces paroles de bon sens quand je vois et j’entends l’homme qui nous dirige apostrophant comme un charretier un autre guère plus poli que lui?

On pourrait lui pardonner, l’endroit s’y prêtait, car la cour d’une ferme n’est pas celle de l’Elysée, non plus que celle d’une criée où quelques temps auparavant il s’était déjà exprimé.

On pourrait aussi lui pardonner cette obstination à ne pas vouloir accepter une décision collégiale, au nom d’une saine ténacité, si elle n’engendrait pas un doute immense quant au devenir d’un respect de la constitution et de la loi, de la part de tous ceux qui n’y trouveraient pas leur compte.

Car cet homme qui  dirige est le garant de la loi et des libertés, au regard de tout un peuple et non de ceux uniquement qui l’on élu. Et quand tous les hommes et les femmes d’un peuple attendent que le premier d’entre eux leur servent  d’exemple  et de symbole n’y perçoivent, au détour d’un propos ou d’un acte, que paroles abruptes et peu amènes ou que volonté de faire plier ceux qui ne donnent pas leur assentiment à ses souhaits, on peut craindre à l’émergence d’une nouvelle société où le respect se diluera un peu plus dans les marécages de la vulgarité et de la compromission.

O tempora! O mores! s’écriait déjà Cicéron face à la déliquescence de la société de son époque, des moeurs corrompus de ses concitoyens et des pratiques venant de quelques uns de ceux qui gouvernaient leurs provinces.

Ils copiaient, tout simplement. Car l’exemple vient toujours d’en haut!

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