DE TOUT UN PEU, QUELQUES NOTES AU HASARD.
Chalutier de St Nazaire. Photo Remi Jouan pour Wikipédia.
Entendre Ségolène Royal venir au secours de Nicolas Sarkozy dans le conflit des marins-pêcheurs est une surprise; une bonne surprise d’ailleurs. Je l’ai suffisamment critiquée pour me permettre de le dire sans arrière-pensée. C’est montrer enfin qu’on peut s’intéresser à autre chose que de grappiller des voix pour battre ses amis. Et puis ramer un peu avec des marins, ça vous a une autre allure que de jouer les madones.
A propos des marins, quand ils auront fini de ramer dans tous les sens, leur barque arrivera peut-être à bon port pour la tranquillité de tous. Eux au moins peuvent encore pêcher sur un bateau à rames ou un voilier. Mais nous, pauvres terriens, devrons-nous bientôt envisager le char à voile pour nous déplacer? Hé! Ho! de la vigie, regardez un peu par ici. La terre, c’est de ce côté, car non seulement nous subissons nous aussi la hausse à la pompe -enfin quand on en trouve une après des heures d’errance à consommer le peu qui reste au fond des réservoirs- sans que nos maigres salaires ou pensions suivent la même cadence, mais en plus on a la désagréable sensation d’être pris en otages.
“Ami entends-tu le son creux des bidons qui se vident?
Ami entends-tu la colère du terrien invalide ?…”
Ce pétrole, dont même les dirigeants de l’OPEP disent que le prix n’est pas justifié, est devenu l’enjeu de quelques boursicoteurs internationaux sans scrupules. La demande n’est pas supérieure à l’offre. Alors? Alors la première solution, ici, consiste à supprimer la flottabilité de la TIPP. Jospin, en son temps, l’avait fait. La conséquence immédiate avait été une baisse des prix à la pompe. Car l’Etat engrange à nos dépens des recettes indues. Tout comme les pétroliers d’ailleurs, dont on peut se demander si leur intérêt n’est pas aussi de nous ponctionner pour afficher avec arrogance leurs bénéfices. La seconde solution consiste à faire preuve d’un peu plus de diligence pour la commercialisation de moteurs et autres appareils utilisant des énergies dont nous ne sommes pas dépendants, qui existent déjà, mais remisées dans les placards. On croit toujours avoir le temps, mais l’échéance arrive un jour, tout doucement, sans se presser, mais inéluctable.
Sarkozy toujours, défendu par Libération après la fausse information diffusée par le Nouvel- Observateur sur de prétendus propos. Décidément le monde n’est pas si mauvais qu’on l’imagine. Un espoir subsiste tant que la presse fera correctement son travail, mais faudrait-il encore que les observateurs de notre quotidien n’aient pas des verres déformants. Juste un regard objectif. Toujours.
Comme cette non-information d’ailleurs, celle de l’exil du dirigeant du MNR, partant en laissant à ses amis le soin de régler les dettes. Voilà un vrai chef!
Ce matin tous les regards se tournent vers Draguignan où un gendarme a tué, de plusieurs balles tirées dans le dos, un homme tentant de s’enfuir. Cela vraiment en valait-il la peine? Mon commentaire pourrait se poursuivre, mais je préfère en rester là et me souvenir de cette époque où nous jouions aux gendarmes et aux voleurs. Il ne faudrait pas que les enfants grandissent.

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