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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Les notes de Patrick PIKE
Un petit soleil aura toujours plus d’attrait qu’un gros satellite!

GARDE A VUE POUR UNE GIFLE.

“On ne peut pas accepter qu’un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances”, a commenté le rectorat après qu’un professeur ait giflé un enfant l’ayant traité de “connard”.

Et bien moi je dis si!

D’ailleurs si l’un de mes deux fils (paix à l’âme de mon second) avait traité un de leurs professeurs ainsi, que ce dernier l’eût giflé, je serais allé voir le professeur, avec mon fils, pour savoir ce qui se fût réellement passé et lui en aurait donné une seconde, devant l’enseignant.

Ils n’ont jamais insulté leurs maîtres, même si parfois ils s’estimaient victimes d’injustice. Ils en parlaient, ils en discutaient parfois même avec ceux qui les leur faisaient subir. Ils savaient ce qu’était la politesse et le respect.

Aujourd’hui les parents dans la médiocrité de leur éducation, dans la mollesse de leur indifférence, dans le laisser-aller de leurs responsabilités, dans les rots de leur bière bue devant la télé, dans leur discussion de café du commerce, dans la désinvolture de leur accoutrement laissent leur progéniture à l’abandon, ne leur donnant comme enseignement que l’exemple de leur avachissement.

Il ne faut pas s’étonner dès lors que ces tristes rejetons ne sachent plus où se situent les limites au-delà desquelles la tolérance n’a plus lieu d’être. Il faut à l’enfant de la douceur mais aussi de la rigueur. Si ce ne sont pas les parents qui les lui donnent, qui sera-ce?

Les parents reportent sur les enseignants, bridés par une loi stupide, leur totale incompétence. Il faut qu’ils en acceptent aussi les conséquences.

Ne nous étonnons pas alors que ces actes déplorables, ces violences, ces rackets, cette drogue, cette arrogance juvénile qui se vivent dans tous les établissements de France, entraînent leur lot de démotivation, d’exaspération et parfois d’une bonne paire de claques, ô combien méritée, qu’un père n’a pas su donner et qu’un autre à le mérite de prendre en charge.

Et ce n’est pas le professeur qu’il faut juger, c’est ce gendarme qui n’a pu su donner à son fils un soupçon de politesse. Eut-il admis qu’il le traitât de “connard” sans rien dire, sans le gifler? Se permettrait-il, lui, de proférer la même insulte à l’un de ses supérieurs?

Il ne vaut guère mieux que son fils, sans respect pour l’éducation et la nécessaire rigueur qu’elle suppose. Et plutôt que dialoguer, respire à pleins poumons l’air du temps en s’empressant de porter plainte. Encore heureux qu’il n’ait pas dégainé!

Non cette gifle n’est pas blâmable. Elle était nécessaire. J’affirme même que ce gamin de onze ans en mérite une seconde.

Ne pensez pas que je sois nostalgique des sévices d’antan. J’ai vécu le coup de règle sur les doigts ou sur le crâne, la trique sur les mollets, l’agenouillement au centre de la cour, les oreilles ou les cheveux tirés, la claque ou le coup de pied au derrière. C’était trop certainement. Mais lorsqu’on arrivait au lycée, en sixième, on savait lire, écrire, compter et respecter. Or entre le trop d’hier et le rien d’aujourd’hui nous n’avons su que créer des adolescents déliquescents.

Ausone disait déjà vers l’an 350, “il faut à la jeunesse turbulente un peu de verge et beaucoup d’éducation”. C’était le précepteur de Gratien et son élève devint empereur.

TANT QU’IL Y AURA DES PROFS!

Tant qu’il y aura des profs l’avenir sera serein.

Tant qu’il n’y aura que quelques policiers et gendarmes notre sécurité sera suffisamment garantie.

Car les deux sont nécessaires.
Mais si je rapproche ces deux corps de métiers, ce n’est pas par hasard.
Car tant que nos gouvernants recruteront plus de policiers et les payeront mieux que nos instituteurs, notre civilisation court à sa perte.

Une société qui privilégie la répression au détriment de l’éducation est une société perdue.

Or c’est très exactement ce que nous observons.

Installer dans la capitale 60000 caméras de surveillance est une aberration ruineuse.
Mettre des radars n’importe où et incapables de discernement est une stupidité rare.
Donner des ordres pour plus de répression est une vue à court terme engendrant le cercle infernal de la vengeance.
Privilégier la force, c’est jouer avec le feu, avec les retours de flammes que l’on sait.

Toutes ces mesures ne sont faites que dans le but de satisfaire le petit bourgeois craintif à l’esprit obtus, mais votant.

Car ces dépenses inutiles seraient mieux appropriées à développer dans chaque ville, dans chaque quartier, dans chaque école,collège et lycée un enseignement, une éducation devrais-je dire, sur le respect, la tolérance et la découverte des autres en plus des matières fondamentales qui, à ce que je peux en lire sur certains blogs sont navrants de stupidité, d’idées préconçues, de haine et…de fautes d’orthographe.

Ausone, consul, préfet des Gaules poète et précepteur de Gratien, fils d’Auguste, futur empereur, et grand empereur, le disait déjà bien avant moi: il faut à la jeunesse turbulente, parfois quelques coups de verge mais beaucoup d’éducation.

Méditez cela vous qui gouvernez, recrutez des enseignants et payez-les à leur juste valeur, car ils détiennent, eux, en leur savoir l’avenir du monde, plus que vos policiers qui n’ont en leurs matraques, et c’est logique, que la vision restreinte de l’instant.

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20 novembre 2007 - Aucun commentaire
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