ON NE RECOLTE QUE CE QU’ON SEME!
Les évènements de Villiers-le-Bel ne sont malheureusement que les conséquences des politiques menées depuis de nombreuses années, par la droite comme par la gauche, qui ont privilégié la répression au détriment de l’éducation.
Ne soyons pas surpris ou étonnés des réactions de ces jeunes qui n’ont connu que l’engrenage de la violence, du mépris et de la haine.
Que leur a-t-on offert en avenir? le vide sidéral de la misère.
Que leur a-t-on offert en matière d’éducation? Qu’un désintérêt progressif par manque de professeurs.
Que leur offre-t-on comme vision du monde? Que la mégalomanie des uns ou les fortunes des autres, des salaires mirobolants qu’ils comparent à ceux qu’ils peuvent espérer si un jour le marché du travail leur ouvre ses portes.
Qu’on ne s’étonne donc pas qu’au moindre incident (et là il s’agit de la mort de deux des leurs) ils laissent libre cours à leurs pulsions les plus primaires, soupape d’une chaudière en surpression.
Qui leur a appris à garder l’esprit critique? A savoir analyser un fait? A répondre dans la sérénité? A ne pas juger sans savoir? A parler au lieu de frapper?
Personne!
Depuis leur plus jeune âge ils n’ont entendu, vu ou connu que des messages de haine ou de violence, des attaques verbales racoleuses, des matraques en lieu et place de stylos, des accusations à priori, des rejets systématiques, l’argent facile via le deal, des séries télés débiles, une surenchère d’offres inutiles mais dont le marketing a su les rendre dépendants, des fanfaronnades, des gesticulations, des promesses non tenues.
Comment voulez-vous dès lors que par période ils n’explosent pas?
Et comment va-t-on leur répondre aujourd’hui? J’attends de savoir, mais je doute fort qu’ils goûtent des propos dont on commence à dire qu’ils porteront sur la sécurité, mais adressés aux gendarmes, policiers et à la nation, mais pas à eux.
