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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Les notes de Patrick PIKE
Un petit soleil aura toujours plus d’attrait qu’un gros satellite!

Les joueurs de pipeau.

dsc_0006.JPGLes jeux olympiques ayant été à l’honneur ces dernières semaines, bien plus d’ailleurs que les jeux handicapés dont les médias couvrent peu les exploits, à croire que les performances accomplies par ces hommes et ces femmes sont sans importance ou dérangent tant notre société est avide de “normalité”, d’univers lisse, sans aspérité, aseptisé, refusant obstinément l’image renvoyée par le miroir de l’éventualité, la course aux médailles fait des émules et donne des ailes à nos sprinters ministériels. Comme le disait le baron, l’essentiel est de participer, handicapé ou non. Et nos ministres, émus par ces sportifs qu’on adulent, participent. Vous me direz, dans un gouvernement où le patron décide d’accorder des satisfecit en fonction de la performance accomplie, comme à l’école ou comme aux jeux, il est bien normal de les voir espérer monter sur le podium. Même s’il faut, pour y accéder, se doper aux nébulosités émanant du salon d’un concours Lépine.


Ainsi donc Darcos espère stimuler l’enseignement en récompensant d’une médaille les bacheliers méritants. L’idée n’est pas neuve, je me souviens d’avoir obtenu quelques ouvrages lors des distributions des prix à la fin de mes années scolaires successives. Remontant plus avant dans le temps, à l’époque de la huitième ou septième, en plus de nos noms inscrits sur le tableau d’honneur, nous avions droit, vers dix heures du matin, à un verre de lait. Digne préoccupation de Mendès-France qui devait songer, en plus de nous stimuler, que l’avenir de la France ne pouvait se satisfaire de futurs rachitiques. Le don du lait ne dura guère, certains préférant les carambars et jetant subrepticement leur verre sur les grilles d’un caniveau courant le long du préau. La dépense fut jugée disproportionnée eu égard aux résultats. Seuls subsistèrent les livres offerts en fin d’année, dans l’attente de la récompense suprême, le Brevet en fin de troisième puis le Bac.


Car il s’agit bien de cela, qu’on offre un recueil de poésie à celui qui obtient la palme en maths ou un Larousse médical au fort en thème, passe encore, mais donner une médaille, même en chocolat, à celle ou celui qui obtient le Bac devient totalement anachronique et superfétatoire, l’obtention du diplôme étant déjà par lui-même la récompense,  l’aboutissement d’années studieuses, hiérarchisé avec les mentions s’y rattachant. Pourquoi pas, dès lors, une médaille en platine pour l’heureux candidat, ou l’heureuse candidate, ayant d’abord soutenu les épreuves, obtenu le diplôme, décroché la mention “très bien” et bénéficié d’une médaille d’or.


Je réclame donc une médaille pour la médaille. Et partant, une médaille pour ceux et celles qui auront obtenu les deux médailles. Ca vous aura une de ces gueules cet étalage de médailles sur le buffet de la cuisine, plus somptueuse qu’un parchemin encadré, qui jaunit avec le temps et le fumet des ragoûts!


Un autre qui doit s’entraîner plusieurs heures par jour pour gagner le concours des idées, c’est Borloo. Lui, il taxe. Tout! Et quand je dis tout, ça sera forcément tout, parce que si les gobelets des pique-niques polluent, le reste aussi. Quel que soit l’objet, s’il a été manufacturé -et j’en connais peu qui ne le soit pas, sauf peut-être l’arc et les flèches que je fabriquais, enfant- a provoqué, provoque et provoquera pollution. A moins de manger dans une écuelle en bois -pas de viande nous dit l’autre penseur indien, végétarien, car l’élevage aussi pollue- une soupe de pissenlits, je ne vois pas bien ce qu’on pourra faire d’autre demain. Même mon arc et mes flèches, si je m’en sers pour viser le gibier que j’aurais traqué quand ils auront tout interdit, finira par polluer en ricochet, le feu crépitant pour cuire mes trophées de chasse, dégageant ses molécules délétères.


Ils finiront par taxer l’air qu’on respire si ça continue, parce que quand j’expire, devinez ce qui sort de mes bronches.


Il est temps, grand temps que les jeux se terminent. A trop vouloir batifoler avec les records on est tenté de se surpasser, au détriment de sa santé parfois et celle des autres souvent, haletant à contempler ces efforts. Avouez qu’il serait dommageable pour l’équilibre du budget d’enregistrer un surcroît d’hospitalisations. Heureusement existent des thérapies peu coûteuses, comme la musique par exemple; elle doit endormir la douleur, surtout lorsqu’elle s’égrène d’un pipeau. J’offre donc une médaille aux solistes de cet instrument mélodieux pour leur dévouement à la cause publique.


SEGOLENE, LE TIBET, CE SOIR JE VAIS DEPLAIRE.

800px-flag_of_tibetsvg.pngCe soir je vais déplaire. Non par plaisir, mais parce qu’il faut bien parfois rétablir quelques vérités sans pour autant se montrer un opposant inconditionnel et systématique aux affirmations du plus grand nombre. Mais souvent le plus grand nombre se trompe, emporté qu’il est par la volupté de savoir qu’il pense comme tous.


J’aborderai deux thèmes, dont l’un est exacerbé dans tous les organes de presse depuis le passage de la flamme olympique à Paris, et l’autre moins médiatisé mais révélateur d’un entêtement stupide de S. Royal. Je commencerai par ce dernier.

Il y a dix ans trois de ses collaboratrices avaient été licenciées après la dissolution de l’Assemblée en 1997, mais avaient continué à travailler pour S. Royal durant la campagne électorale qui suivit, et ce jusqu’en juillet, après son entrée au gouvernement Jospin, sans rémunération. Elles attaquèrent d’abord devant la juridiction prud’homale, ensuite devant la Cour d’appel de Poitiers. L’une d’entre d’elles abandonna la procédure quand elle obtint un travail dans une collectivité territoriale.

Dix ans d’attente pour quelques mois de salaire dus! Car S. Royal multiplia les procédures pour les décourager sans doute. A chaque fois elle était déboutée. Sans parler des tentatives d’intimidation dont fait état une des attachées parlementaires, Evelyne Pathouot qui vient enfin d’obtenir gain de cause, Ségolène Royal ayant été condamnée jeudi par la Cour d’appel de Rennes à verser les salaires.

Invraisemblable! Comment une femme dite de gauche peut-elle à ce point faire preuve d’une aussi mauvaise foi, d’un entêtement stupide, d’un déni de justice et de si peu de considération pour ses collaborateurs, et ce pendant dix longues années pour finir lamentablement par sa condamnation.

Chère Madame, si vous ne savez ce que veut dire le mot négociation vous n’êtes pas apte à diriger, à gérer et à gouverner.

Le second thème est celui du Tibet, dont tout le monde s’accorde à dire que son peuple souffre de la domination Chinoise. Moi y compris, n’acceptant aucune forme de violence, quelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne.

Seulement lorsque j’entends ou lis les commentaires acerbes émis à l’encontre de Jean Luc Mélenchon, je ne puis m’empêcher de penser qu’ils sont inconséquents et sans fondement, car le sénateur a raison. Et je trouve légèrement tendancieux l’article de la rédaction du Post dans lequel il ne montre qu’un court extrait de ce qu’il a dit.

Si vous prenez la peine de lire l’histoire du Tibet, non pas sur “Wikipédia”, mais dans l’excellent article de “l’Encyclopaedia Universalis” vous prendrez conscience que les moines bouddhistes ne sont pas si zen que cela et que les différents Dalaï-lamas alternèrent les alliances selon que celles-ci leur permettaient de conserver leurs privilèges, c’est à dire cette théocratie qui faisait d’eux et de quelques privilégiés les propriétaires du sol tibétain, la population étant réduite à l’état d’esclavage, corvéable à merci. Le 23 mai 1951 une mission tibétaine signait l’intégration du Tibet dans la République Populaire de Chine qui l’avait toujours considéré comme une de ses cinq nationalités, ce qui historiquement n’est pas totalement faux quand on sait l’importance qu’eut la Mongolie sur la pérennité du Tibet.

La Chine administrait et le clergé conservait ses prérogatives.

Cette période de collaboration fut à son apogée en 1954-1955 lors du long séjour qu’effectuèrent le Dalaï Lama et le Pan-chen lama à Pékin.

Je ne vous résumerai pas les longues pages de l’encyclopédie. Il faut les lire. Toutefois à partir de 1952 la Chine commença ses réformes socialistes qui aboutirent à la rébellion de 1959, mâtée et qui vit fuir le Dalaï-Lama pour l’Inde, à Dharamsala. Dès 1961 elle confisqua les terres du clergé pour les distribuer aux pasteurs et aux agriculteurs, diminua le loyer des terres et abolit le servage.

Voilà la véritable raison de la colère des prêtres bouddhistes tibétains et de leur révolte, poussant la population à des exactions, comme le massacre des commerçants chinois, tout autant inacceptables que celles de la police Chinoise. La violence engendre toujours la violence.

Au prétexte de la disparition de leur culture, ce qui malheureusement est vrai tant la Chine par son afflux de population phagocyte comme un macrophage cette province grande comme 2 fois la France (6 fois si l’on considère l’ensemble de l’espace tibétain incluant le Cachemire et d’autres provinces chinoises), les prêtres bouddhistes fomentent la rébellion afin de retrouver leur domination d’un autre âge.

Le XIVe Dalaï-Lama en est-il l’instigateur? Je ne saurais le dire. Ce dont je suis sûr c’est que la Chine n’acceptera jamais la liberté du Tibet. La seule solution passe par la négociation pour une éventuelle indépendance, un retour aux conditions de 1952. L’esclavage n’est plus de mise, mais la conservation d’une culture est essentielle.

Le boycott des jeux ne serait pas un élément positif pour une rencontre entre le régime de Pékin, que je ne soutiens en aucune façon dans ce qu’il a de répressif et d’atteinte aux libertés, et le Dalaï-Lama dont je me demande si son sourire n’est pas qu’une façade. Une crispation serait à craindre.


BARBARIE CHINOISE

A QUELQUES MOIS DES JEUX OLYMPIQUES DE PEKIN ON CONTINUE DE MASSACRER LES CHIENS POUR LEUR FOURRURE.

SI VOUS N’AVEZ PAS L’AME TROP SENSIBLE VOUS POUVEZ VISIONNER UNE VIDEO SUR MON SITE

         http://www.patrickpike.fr  (sur la page d’accueil cliquer sur HUMEUR (billets) puis sur février 2008)

 

ATTENTION CERTAINES IMAGES SONT INSOUTENABLES.

ON PEUT S’IMAGINER CE QU’ETAIT UN SUPPLICE CHINOIS EN LES VISIONNANT.

D’AUTRE PART UNE PETITION CIRCULE AFIN QUE CESSE CETTE BOUCHERIE.

SI VOUS VOULEZ LA SIGNER, TOUT VOUS Y EST EXPLIQUE.

6 février 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : massacre, monde, animaux Tags: , , , , , , ,
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