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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Les notes de Patrick PIKE
Un petit soleil aura toujours plus d’attrait qu’un gros satellite!

LE PRESIDENT AU SALON DE L’AGRICULTURE.

Va-t-on retrouver nos repères?

On a toujours un penchant pour la nostalgie. Le souvenir embellit le passé et nul ne regarde derrière soi sans une arrière-pensée un brin mélancolique.

Le salon de l’agriculture fait partie de ces institutions qui plonge un peuple, autrefois à prédominance agricole, vers les délices du terroir, ses souvenirs d’enfance s’extasiant devant une vache broutant paisiblement, ses odeurs de foin coupé, ses blés blonds et mûrs ou ses grappes de raisin barbouillant un visage.

Personne ne reste insensible devant un sourire lumineux comme un soleil de printemps, d’une grand-mère rapportant du potager quelques légumes qu’on mangera le soir d’un appétit gargantuesque après les jeux dans le verger ou sur les bottes de paille.

Qu’il doit être triste celui qui n’a pas souvenir d’une tranche de pain recouverte du pâté ou de la confiture, étalés sans parcimonie pour assouvir cette envie du quatre heures.

Et cette chaleur du soir, dans l’étable éclairée modestement où l’on venait traire à la main et boire sans crainte un lait presque chaud dont la crème épaisse, saupoudrée de sucre faisait le délice du matin.

Ce sont toutes ces images, ces parfums aux arômes multiples, ces bruits de basse-cour, de voix qui chantaient au loin vers la forêt, du feu qui crépitait l’hiver ou de la fraîcheur d’un ruisseau l’été, des cerisiers en fleurs, de l’odeur de lessive et celle des conserves, tout cet univers paysan sans lequel nous n’aurions pu subsister qui vous revient à la mémoire comme une source où se désaltérer.

Cette nostalgie qui nous assaille, sans doute a-t-elle conduit ce promeneur habituel le long des stands du salon, s’arrêtant là pour bavarder avec les uns, grignoter peut-être un toast de foie gras des Landes, caresser le col d’un bovin impavide, dégustant ici un verre de Bordeaux, rire d’un bon mot, saluer un ami, faire une moue dubitative au regard d’un objet, embrasser un enfant, s’émerveillant d’un taureau ou buvant encore une bière d’Alsace. Vivre en un mot cette fraternité rurale, loin des compromissions, des coups bas, des insultes, des rumeurs, des strass et des paillettes.

Dans les allées nourricières d’une France en réduction, un homme s’est promené, tel un paysan sur ses terres, arpentant son domaine où longtemps il régna, populaire et heureux parmi les siens.

C’était Jacques Chirac en visite amicale au salon de l’agriculture où l’accueillirent, le temps d’un long parcours, avec chaleur et bienveillance, les fermiers de France.

LÂCHEZ-LUI LES BASKETS!

Je ne sais pas si Jacques CHIRAC à jamais porté un jour des baskets, mais lâchez-les lui!

Qu’est-ce que c’est que cette justice qui s’en prend à un homme pour des faits qui remontent à plus de 20 ans, dont on sait bien qu’ils sont dérisoires et que tous les partis, au pouvoir ou pas, les ont commis et le font sans doute toujours, mais d’une manière plus occulte?

Qu’est-ce que c’est que cette justice dont l’égérie Elyséenne (que j’ai défendue par ailleurs) se permet de dire qu’elle a raison?

Qu’est-ce que c’est que cette justice à la botte du pouvoir, comme si le “Iago” Elyséen n’en avait pas suffisamment fait contre un homme qui lui avait tendu les bras?

Qu’est-ce que c’est que cette justice qui sort de ses tiroirs de vieilles affaires qui n’ont plus de conséquences, mais en enterre allègrement d’autres sans vergogne?

Qu’est-ce que c’est que cette justice qui s’en prend à un homme qui a donné sa vie pour son pays au prétexte qu’il est devenu un justiciable comme un autre, 20 ans après?

Qu’est-ce que c’est que cette justice qui veut se prouver à elle-même que nul n’est au-dessus de la loi, et qui pourtant ne respecte pas toujours cette règle?

Oui, lâchez-lui les baskets! et occupez-vous plutôt de faits récents -dont je reparlerai- et qui ne sont toujours pas traités.

Peu me chaut de savoir si J. CHIRAC a fait bénéficier d’avantages quelques collaborateurs. Au moins les a-t-il fait travailler. J’en connais d’autre qui font pire, ou ont fait pire.

Un exemple? Non, pas celui que vous attendez! C’est celui d’un inspecteur des impôts qui emploie au noir un ouvrier pour refaire son intérieur. Ou bien ces bonnes âmes des quartiers chics qui payent de la main à la main leurs femmes de ménage. Ce sont tous ces prévaricateurs qui abusent de leur pouvoir pour s’enrichir aux dépens des autres.

Et vous Mme la juge qu’en pensez-vous?

Je livre à votre réflexion et à celle de beaucoup d’autres, cette pensée de LA BRUYERE qu’on devrait mettre au fronton des palais de justice:

“….Une condition lamentable est celle d’un homme innocent à qui la précipitation et la procédure ont trouvé un crime; celle même de son juge peut-elle l’être davantage?” Les Caractères “de quelques usages” §52

22 novembre 2007 - 2 commentaires
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