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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Les notes de Patrick PIKE
Un petit soleil aura toujours plus d’attrait qu’un gros satellite!

Pike | Qui a vu verra.

Photo Kodak

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“Closer” et “Voici”, ces deux chefs d’œuvre de la pertinence journalistique destinés aux quotients intellectuels visibles uniquement sous microscope, publient des photos de Royal en compagnie d’un humoriste, les pourléchant de sous-entendus propres à combler le vide sidéral de cerveaux en attente de finition.

Chacun ayant compris que je ne suis pas en admiration béate devant la prétendante à la direction du parti socialiste par tiers interposé, ne m’ayant jamais convaincu de la valeur de ses idées, avançant par à-coups au gré d’illuminations plus ou moins crédibles, pour ne pas dire risibles comme l’annonce racoleuse d’un remboursement d’adhésion, éclose sous la chaleur artificielle des projecteurs, je n’éprouve aucune contrainte à m’insurger contre ces folliculaires s’en prenant à sa vie privée. Ils sont à la presse ce que sont les torchons en cuisine, ne servant qu’à essuyer les mains ou les fourneaux. Maculés de résidus graisseux, ils s’usent plus rapidement que le linge fin des tables, terminant précocement leur histoire dans les poubelles des rebuts.

Dans l’épisode stupide des poupées vaudou, Ségolène Royal a réagi sereinement, par le rire et le dédain. Je ne sais pas si son attitude sera identique face à ce déballage de camelots mercantiles, attentant à la vie privée des gens sans aucune pudeur ou considération, mais ce que je sais c’est qu’il serait nécessaire que plus personne n’achetât ces gâchis de papier. Espoir vain sans aucun doute, tant les bas instincts de nos contemporains les font se précipiter vers les flux ouverts des vannes alimentant la curiosité malsaine, comme des éponges desséchées avides de liquide.

Car c’est sur ce ressort-là que viennent se reposer les voyeurs de la presse dite people. Au prétexte de diffuser des informations, ils satisfont le désir érectile du bon peuple de savoir toujours plus sur l’intime des autres. Ils prennent le relais de la concierge des immeubles cossus d’autrefois qui racontait aux résidants les aventures des voisins, quand ce n’était pas à la police, oubliant eux-mêmes qu’ils en étaient également les victimes. Aimerait-il, le bon peuple, qu’on le photographiât aux côtés de celui ou celle avec qui il partage quelques moments de bonheur? Sans doute n’apprécierait-il pas, et cependant il dévore comme une friandise ces ragots apportés sur le plateau de l’inélégance, sans vergogne, avec l’appétit d’un prédateur immature se nourrissant des régurgitations de la mère revenue de la chasse.

Mais au-delà de cette presse papier, et comprenant l’intérêt dont ils peuvent bénéficier en terme d’audience, d’autres acteurs veulent entrer sur la piste du cirque. Tels les promoteurs de l’émission télévisée “Les infiltrés”, qui, avec leur caméra cachée, ne pratiquent pas autrement que les voyeurs tapis dans l’ombre. Ce sont aussi des images volées pour satisfaire l’appétit de la curiosité.

Et qui a vu verra, car dans cette négation du reportage,  il ne s’agit plus des stars de la société -encore que, sait-on jamais- qui sont livrées en pâture, mais tout un chacun, au hasard de la cible.

Comprendra-t-il enfin le curieux d’hier devenu curiosité?

9 novembre 2008 - 9 commentaires
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Pike | De l’ambition à revendre.

Alors là c’est fort, très fort. Dans la démagogie on ne peut guère aller plus loin. A moins peut-être de promettre un streap-tease si elle est élue, Ségolène Royal ose dire aux militants de payer leur cotisation afin de pouvoir voter -pour elle, bien sûr, tant son propos est cousu de fil aussi blanc que son ensemble de madone- puis de les rembourser, ensuite, s’ils ont des difficultés financières, s’engageant à trouver une solution, en tout cas.
Mais c’est quoi ce discours? Du populisme, de l’ochlocratie. Toutefois, après une courte réflexion, il y a sans doute encore mieux dans le style marketing éhonté, réclame abusive: si vous trouvez moins cher, je vous rembourse deux fois la cotisation. On ne lui pas appris cela à l’ENA? Mais non, les visées y sont plus hautes que dans les écoles d’épiciers, dites de commerce, où tout est bon pour ferrer le badaud qui a le malheur de s’arrêter devant le camelot. Vous m’achetez ma voiture et je vous livre un camion-citerne de carburant! On promet toujours plus de beurre que de pain, quitte après d’affirmer que les vaches laitières n’ont plus de lait pour alimenter la baratte.
Oh! on peut la féliciter de tout faire pour appâter le petit poison rouge, la Ségo, mais certainement pas pour la déontologie, le respect des statuts et celui des adhérents. Toute adhésion nécessite un effort, c’est la base même de la sincérité d’une participation, d’une osmose, d’un accord, d’un consentement, d’un soutien, d’un assentiment envers ceux avec qui on s’engage. Sinon, s’il suffit de venir les mains dans les poches et de repartir en se tapant sur le ventre, ce n’est qu’une mascarade, une piteuse partie de rigolade, du faux-semblant. Une pantomime qui achève par un fou-rire le peu de crédibilité qui restait encore au PS. C’est montrer surtout une ambition sans vergogne. Vendre son âme pour parvenir à ses fins.
Il y en a un qui ne doit pas rire jaune, mais plutôt rouge, en entendant ce chant de sirène, c’est l’ami Rocard. S’il s’attache à son fauteuil ce ne sera pas pour imiter Ulysse craignant de céder à la tentation, mais bien plutôt pour s’empêcher de bondir vers l’ambitieuse et lui dire son fait. Et d’autres qui doivent grommeler dans leurs tombes, ceux de l’époque où le plus pauvre des adhérents, fidèle à ses convictions, ses principes, son attachement à la cause, n’hésitait pas à amputer son maigre salaire du montant de sa cotisation qu’il se faisait un honneur de payer, quitte à se priver quelques jours du café avec les copains ou de tabac pour sa pipe.
On avait de la fierté en ce temps-là.

SEGOLENE, LE TIBET, CE SOIR JE VAIS DEPLAIRE.

800px-flag_of_tibetsvg.pngCe soir je vais déplaire. Non par plaisir, mais parce qu’il faut bien parfois rétablir quelques vérités sans pour autant se montrer un opposant inconditionnel et systématique aux affirmations du plus grand nombre. Mais souvent le plus grand nombre se trompe, emporté qu’il est par la volupté de savoir qu’il pense comme tous.


J’aborderai deux thèmes, dont l’un est exacerbé dans tous les organes de presse depuis le passage de la flamme olympique à Paris, et l’autre moins médiatisé mais révélateur d’un entêtement stupide de S. Royal. Je commencerai par ce dernier.

Il y a dix ans trois de ses collaboratrices avaient été licenciées après la dissolution de l’Assemblée en 1997, mais avaient continué à travailler pour S. Royal durant la campagne électorale qui suivit, et ce jusqu’en juillet, après son entrée au gouvernement Jospin, sans rémunération. Elles attaquèrent d’abord devant la juridiction prud’homale, ensuite devant la Cour d’appel de Poitiers. L’une d’entre d’elles abandonna la procédure quand elle obtint un travail dans une collectivité territoriale.

Dix ans d’attente pour quelques mois de salaire dus! Car S. Royal multiplia les procédures pour les décourager sans doute. A chaque fois elle était déboutée. Sans parler des tentatives d’intimidation dont fait état une des attachées parlementaires, Evelyne Pathouot qui vient enfin d’obtenir gain de cause, Ségolène Royal ayant été condamnée jeudi par la Cour d’appel de Rennes à verser les salaires.

Invraisemblable! Comment une femme dite de gauche peut-elle à ce point faire preuve d’une aussi mauvaise foi, d’un entêtement stupide, d’un déni de justice et de si peu de considération pour ses collaborateurs, et ce pendant dix longues années pour finir lamentablement par sa condamnation.

Chère Madame, si vous ne savez ce que veut dire le mot négociation vous n’êtes pas apte à diriger, à gérer et à gouverner.

Le second thème est celui du Tibet, dont tout le monde s’accorde à dire que son peuple souffre de la domination Chinoise. Moi y compris, n’acceptant aucune forme de violence, quelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne.

Seulement lorsque j’entends ou lis les commentaires acerbes émis à l’encontre de Jean Luc Mélenchon, je ne puis m’empêcher de penser qu’ils sont inconséquents et sans fondement, car le sénateur a raison. Et je trouve légèrement tendancieux l’article de la rédaction du Post dans lequel il ne montre qu’un court extrait de ce qu’il a dit.

Si vous prenez la peine de lire l’histoire du Tibet, non pas sur “Wikipédia”, mais dans l’excellent article de “l’Encyclopaedia Universalis” vous prendrez conscience que les moines bouddhistes ne sont pas si zen que cela et que les différents Dalaï-lamas alternèrent les alliances selon que celles-ci leur permettaient de conserver leurs privilèges, c’est à dire cette théocratie qui faisait d’eux et de quelques privilégiés les propriétaires du sol tibétain, la population étant réduite à l’état d’esclavage, corvéable à merci. Le 23 mai 1951 une mission tibétaine signait l’intégration du Tibet dans la République Populaire de Chine qui l’avait toujours considéré comme une de ses cinq nationalités, ce qui historiquement n’est pas totalement faux quand on sait l’importance qu’eut la Mongolie sur la pérennité du Tibet.

La Chine administrait et le clergé conservait ses prérogatives.

Cette période de collaboration fut à son apogée en 1954-1955 lors du long séjour qu’effectuèrent le Dalaï Lama et le Pan-chen lama à Pékin.

Je ne vous résumerai pas les longues pages de l’encyclopédie. Il faut les lire. Toutefois à partir de 1952 la Chine commença ses réformes socialistes qui aboutirent à la rébellion de 1959, mâtée et qui vit fuir le Dalaï-Lama pour l’Inde, à Dharamsala. Dès 1961 elle confisqua les terres du clergé pour les distribuer aux pasteurs et aux agriculteurs, diminua le loyer des terres et abolit le servage.

Voilà la véritable raison de la colère des prêtres bouddhistes tibétains et de leur révolte, poussant la population à des exactions, comme le massacre des commerçants chinois, tout autant inacceptables que celles de la police Chinoise. La violence engendre toujours la violence.

Au prétexte de la disparition de leur culture, ce qui malheureusement est vrai tant la Chine par son afflux de population phagocyte comme un macrophage cette province grande comme 2 fois la France (6 fois si l’on considère l’ensemble de l’espace tibétain incluant le Cachemire et d’autres provinces chinoises), les prêtres bouddhistes fomentent la rébellion afin de retrouver leur domination d’un autre âge.

Le XIVe Dalaï-Lama en est-il l’instigateur? Je ne saurais le dire. Ce dont je suis sûr c’est que la Chine n’acceptera jamais la liberté du Tibet. La seule solution passe par la négociation pour une éventuelle indépendance, un retour aux conditions de 1952. L’esclavage n’est plus de mise, mais la conservation d’une culture est essentielle.

Le boycott des jeux ne serait pas un élément positif pour une rencontre entre le régime de Pékin, que je ne soutiens en aucune façon dans ce qu’il a de répressif et d’atteinte aux libertés, et le Dalaï-Lama dont je me demande si son sourire n’est pas qu’une façade. Une crispation serait à craindre.


LA DIETE DE JOSE BOVE!

article_jose_bove1.jpg PHOTO REUTERS

J’ai longuement hésité avant d’écrire sur la grève de la faim de José Bové, entamée depuis 2 jours.

Tout d’abord parce que je la juge dérisoire.

Ensuite parce que je pense qu’elle est inutile et stérile.

Enfin parce que je crois qu’elle n’est que démagogie pour faire parler de lui, et que Ségolène Royal, qui s’est empressée de se rendre “à son chevet” plus pour redorer son image falote que pour véritablement le soutenir, n’a dit que des banalités.

Faire un parallèle entre les OGM, l’amiante et Tchernobyl, c’est facile et ça peut rapporter gros.

Les peurs innombrables qui obsèdent mes contemporains me font penser à celle que suscitait le train jadis, lorsque celui-ci commença de rouler. Que n’allait-il pas se passer! Aujourd’hui nos écologistes ne jurent que par lui pour transporter les camions.

Il en sera ainsi des OGM qui sont l’avenir de la planète, car seule alternative pour des cultures intensives et insensibles aux maladies (en quelque sorte comme nos enfants qu’on vaccine pour leur éviter certaines pathologies: nul ne s’en offusque!) permettant de nourrir des milliards d’êtres humains. A leur sujet, il faut savoir qu’ils constituent “la nourriture la plus sûre car la plus surveillée” (L.M. Houdebine dans environnement, risques et santé déc. 2004). Les dépenses de recherche sur la sécurité des OGM sont 20 fois plus élevées que celles concernant les autres plantes dont certaines sont loin d’être inoffensives. Le seul problème est que nos chercheurs les plus compétents en la matière partent à l’étranger, car nous ne savons pas les retenir, et que nous dépendrons tôt ou tard, par notre aveuglement, notre entêtement, d’une ou deux sociétés étrangères détenant le monopole des graines transgéniques.

Pierre-Gilles de Gennes, décédé récemment, fut l’inventeur des cristaux liquides. Qui en a inondé le monde? Les Japonais! Là nous pouvons faire un parallèle qui rend plus prégnant notre stupidité à ne pas savoir développer nos découvertes.

Quant à l’amiante et à Tchernobyl, que n’entendons-nous pas encore!

L’amiante a tué, oui! Ceux qui ont travaillé sans protection dans un univers chargé de fibres. Nullement dans les locaux qui en contenaient sous forme d’isolant, de tuyaux et autres matériaux, pour lesquels on a dépensé des fortunes pour l’enlever, alors qu’il eût été plus simple, plus rationnel, plus économique de l’enrober.

Tchernobyl a tué, oui! Essentiellement les “liquidateurs” qui ont sacrifié leur vie sans aucune protection (2200 morts). Sur les 500000 personnes contaminées, il n’y eut que 1700 morts. Trop certes, et ce décompte macabre ne me satisfait pas. Mais il y a loin de la réalité à ce que certains, ces nouveaux Savonarole, tentent de nous faire croire. Et je n’aborderai même pas le “nuage” passant au-dessus de notre France: les régions où il y a recrudescence de cancers de la thyroïde n’ont pas vu l’ombre d’un millisievert tchernobylien. En revanche ceux du soleil sont autant, sinon plus, redoutables. Et l’on fantasme sur le nucléaire en se pâmant devant le soleil, cet ennemi dangereux, en allant sur nos plages l’été ou skier sur les hauteurs l’hiver.

Aujourd’hui ce sont les ondes émanants de nos portables qui déclenchent les peurs, alors que nous passons des heures devant nos téléviseurs. Je m’étonne que Ségolène Royal n’en ait pas parlé. Il y avait là aussi matière à lui rendre sa popularité.

De quoi parlerons-nous demain? D’autres craintes émergeront, chassant les anciennes. Et pendant ce temps, et malgré tout, la population mondiale augmente de 144 humains par minute, soit 76 millions par an (252 naissances par minute pour 108 décès).

Alors que José Bové continue sa diète. Elle ne m’émeut pas. Elle lui fera perdre quelques kilos superflus, qu’il retrouvera très vite pour aborder d’autres thèmes et d’autres jeûnes

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