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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Les notes de Patrick PIKE
Un petit soleil aura toujours plus d’attrait qu’un gros satellite!

LES ASSASSINS DU RAIL!

Quand je lis dans la presse, quand j’entends à la radio ce que certains crétins, car il n’y a pas d’autre nom sinon celui d’assassins potentiels, osent faire, j’ai honte!

J’ai honte pour vous qui mettez sur les rails des traverses, non pas pour arrêter les trains, mais pour les faire dérailler et tuer des usagers qui en ont assez de vos sabotages.

J’ai honte pour vous qui ne vous rendez pas compte des conséquences de vos actes.

J’ai honte pour vous dont l’intelligence est réduite à zéro.

J’ai honte pour le nom d’hommes que vous ne méritez même pas.

J’ai honte pour votre mépris des autres.

J’ai honte pour votre absence de courage, agissant dans l’incognito.

J’ai honte pour vos camarades dont les luttes, même si je ne les partage pas, subissent par ricochet l’opprobre que vous faites peser sur eux.

J’ai honte de votre jouissance à commettre ces crimes.

J’ai honte de savoir que je peux demain vous croiser sur mon chemin.

J’ai honte de votre lâcheté.

J’ai honte d’être un de vos semblables.

Et je sais qu’il vous importe peu que je vous le dise, que vous allez en rire car les assassins rient toujours de leurs forfaits, jusqu’au jour où il se font prendre.

22 novembre 2007 - 4 commentaires
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ARRÊTEZ! VOUS ALLEZ ME FAIRE PLEURER!

Quand je lis dans SUDOUEST.COM de ce matin le récit d’Eric RAMOND “Voilà leur train de vie”, je souffre. Mais pas pour lui!

Je souffre pour ces travailleurs qui doivent travailler, eux, jusqu’à soixante ans ou plus pour avoir droit à une maigre retraite, les maçons, plombiers, artisans en tout genre, salariés de l’industrie, représentants, mécaniciens, tourneurs, fraiseurs, carreleurs, peintres, plâtriers, électriciens, menuisiers… et j’en oublie, qu’ils me pardonnent. Et même ces salariés dans les bureaux, pressés par les horaires, par leurs patrons.

Quand ils ne font pas 8 à 10 h. par jour de labeur, dans le froid ou la chaleur; quand ils ne rentrent pas chez eux car le chantier est trop loin; ou qu’ils découchent quand il est encore plus loin; quand on ne compte pas leur temps de trajet dans leurs horaires; quand leurs primes, s’il y en a, dépendent du bon vouloir d’un petit chef.

Et que dire de ces infirmières, aide-soignantes, personnel hospitalier ou de cliniques qui ne comptent pas leurs heures pour le confort des malades? Heures qui ne sont ni payées ni récupérées.

Et que dire encore de tous ceux dont la sécurité de l’emploi n’existe pas? Qui sont eux-aussi obligés de découcher? Qui ne passe pas tous leurs WE à la maison? Ou les fêtes loin des leurs? Ils sont légion et ils cotisent 40 ans; et ils ne partent pas en retraite à 55 ans, à moins qu’on ne les ait licenciés avant. Et ils ne disent rien, car ça fait partie de leur travail

Alors, ayez un peu de décence! et n’essayez pas de nous attendrir par des propos dont j’aurais honte à les prononcer.

Non, votre travail n’est pas pénible! Non votre train de vie n’est pas spécial!

Des milliers d’autres font pire que vous et pour moins que vous.

Le seul problème qui vous préoccupe est de sauvegarder vos acquis, vos privilèges qui datent d’une époque révolue où les hommes mouraient avant même de prendre leur retraite. Aujourd’hui l’espérance de vie, en France, est une des plus élevée au monde après le japon, la Suède, la Suisse et Israël!

Alors prendre sa retraite à 60 ans, ça vous laisse encore pas mal de temps pour vivre d’autres aventures et faire d’autres km sans vous plaindre, au volant de votre voiture, ce qui sera plus usant que dans votre cabine de TGV. A moins que vous ne preniez le train, gratuitement encore, puisque vous aurez toujours cet avantage.

Vous prenez en otage une grande partie de ceux qui veulent véritablement travailler. Mais n’oubliez pas ceci: l’acquis n’existe pas! Il peut à tout moment être supprimé. Le seul qui soit pérenne est le salaire.

Et ce n’est pas un patron, ou un bourgeois, ou un nanti qui vous dit cela. Je ne suis qu’un retraité qui, lorsqu’il a commencé à travailler devait cotiser 37,5 ans mais qui n’a pris sa retraite qu’à 61 ans car il a dû cotiser, bon gré mal gré, 160 trimestres pour n’obtenir moins que vous n’aurez en partant à 55 ans, qui a découché plus que vous, qui a peu vu ses enfants grandir, qui a parcouru des km en voiture, en train, en avion. Qui a souffert de n’être pas là pour une fête, de partir le dimanche, de s’absenter quand il aurait préféré rester au coin du feu, ou partir à la plage, qui râlait en faisant ses bagages mais qui partait quand même parce que c’était son travail et qui se disait: “Si tu n’es pas content, tu n’as qu’à faire autre chose!”

16 novembre 2007 - Aucun commentaire
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