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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Les notes de Patrick PIKE
Un petit soleil aura toujours plus d’attrait qu’un gros satellite!

LES SUITES D’UNE GIFLE AU COLLEGE

J’ai, en son temps, dit ce que je pensais de l’attitude de cet élève ainsi que de son père. Mais aussi d’une façon plus générale sur le comportement de certains enfants, dont l’éducation, par le laxisme d’une société qui ne veut voir que l’enfant-roi, manque de rigueur et de repères. Je n’y reviendrais pas.

J’ai reçu tout à l’heure un message, émanant vraisemblablement d’un gendarme, qui demande aux collègues de ce père de le soutenir, comme d’autres soutiennent le prof.

A sa lecture, il m’apparaît qu’un souci de justice doit être rétabli.

Depuis ce lundi de janvier, cet homme, mais aussi ceux de sa brigade, est l’objet de missives insultantes et de menaces.

Ce comportement est inadmissible, et participe de la même manière à ce manque d’éducation que je dénonçais et déplorais à l’époque.

Rien, je dis bien rien, ne justifie un tel déchaînement de haine et de bêtise.

On peut critiquer, on peut dire ce qu’on pense, les propos peuvent être âpres voire difficiles à entendre, il n’en demeure pas moins que l’insulte et la menace sont intolérables, indignes, honteux, donnant une image peu réjouissante de ceux qui profèrent ces insanités.

Qui plus est le sont-elles toujours sous couvert d’anonymat. Ce n’en est que plus injustifiables et démontre le peu d’honneur qui anime ceux qui en sont les tristes pourvoyeurs.

Tout est affaire de dialogue. Celui-ci n’a pu se concrétiser sur place. Nous avons tous dit ce que nous en pensions. Là doit désormais cesser pour notre part toute velléité de commentaire. Ceux qui regrettent qu’on ait pu remettre un euro dans la machine ne veulent pas voir non plus la souffrance de cette famille, aussi intense sans doute que celle subie par ce professeur dans son désarroi.

Leur enfer devient le même.

Tout homme doit pouvoir se défendre. Laissons donc la justice faire son oeuvre, nous en reparlerons ensuite, si nous le souhaitons, mais sans menaces ni insultes. Avec dignité.

GARDE A VUE POUR UNE GIFLE.

“On ne peut pas accepter qu’un professeur gifle un enfant quelles que soient les circonstances”, a commenté le rectorat après qu’un professeur ait giflé un enfant l’ayant traité de “connard”.

Et bien moi je dis si!

D’ailleurs si l’un de mes deux fils (paix à l’âme de mon second) avait traité un de leurs professeurs ainsi, que ce dernier l’eût giflé, je serais allé voir le professeur, avec mon fils, pour savoir ce qui se fût réellement passé et lui en aurait donné une seconde, devant l’enseignant.

Ils n’ont jamais insulté leurs maîtres, même si parfois ils s’estimaient victimes d’injustice. Ils en parlaient, ils en discutaient parfois même avec ceux qui les leur faisaient subir. Ils savaient ce qu’était la politesse et le respect.

Aujourd’hui les parents dans la médiocrité de leur éducation, dans la mollesse de leur indifférence, dans le laisser-aller de leurs responsabilités, dans les rots de leur bière bue devant la télé, dans leur discussion de café du commerce, dans la désinvolture de leur accoutrement laissent leur progéniture à l’abandon, ne leur donnant comme enseignement que l’exemple de leur avachissement.

Il ne faut pas s’étonner dès lors que ces tristes rejetons ne sachent plus où se situent les limites au-delà desquelles la tolérance n’a plus lieu d’être. Il faut à l’enfant de la douceur mais aussi de la rigueur. Si ce ne sont pas les parents qui les lui donnent, qui sera-ce?

Les parents reportent sur les enseignants, bridés par une loi stupide, leur totale incompétence. Il faut qu’ils en acceptent aussi les conséquences.

Ne nous étonnons pas alors que ces actes déplorables, ces violences, ces rackets, cette drogue, cette arrogance juvénile qui se vivent dans tous les établissements de France, entraînent leur lot de démotivation, d’exaspération et parfois d’une bonne paire de claques, ô combien méritée, qu’un père n’a pas su donner et qu’un autre à le mérite de prendre en charge.

Et ce n’est pas le professeur qu’il faut juger, c’est ce gendarme qui n’a pu su donner à son fils un soupçon de politesse. Eut-il admis qu’il le traitât de “connard” sans rien dire, sans le gifler? Se permettrait-il, lui, de proférer la même insulte à l’un de ses supérieurs?

Il ne vaut guère mieux que son fils, sans respect pour l’éducation et la nécessaire rigueur qu’elle suppose. Et plutôt que dialoguer, respire à pleins poumons l’air du temps en s’empressant de porter plainte. Encore heureux qu’il n’ait pas dégainé!

Non cette gifle n’est pas blâmable. Elle était nécessaire. J’affirme même que ce gamin de onze ans en mérite une seconde.

Ne pensez pas que je sois nostalgique des sévices d’antan. J’ai vécu le coup de règle sur les doigts ou sur le crâne, la trique sur les mollets, l’agenouillement au centre de la cour, les oreilles ou les cheveux tirés, la claque ou le coup de pied au derrière. C’était trop certainement. Mais lorsqu’on arrivait au lycée, en sixième, on savait lire, écrire, compter et respecter. Or entre le trop d’hier et le rien d’aujourd’hui nous n’avons su que créer des adolescents déliquescents.

Ausone disait déjà vers l’an 350, “il faut à la jeunesse turbulente un peu de verge et beaucoup d’éducation”. C’était le précepteur de Gratien et son élève devint empereur.

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