SE DETENDRE ET APPRENDRE. 2 LIVRES A RECOMMANDER.
Si l’envie vous en prend lors de vos prochaines vacances, allez à Saintes cette petite ville riche d’histoire, mais surtout n’allez pas téléphoner dans une cabine publique, vous risquez d’avoir des surprises.
Capitale de la Saintonge, située à l’extrême ouest de la Via Agrippa reliant Lugdunum (Lyon) à l’Océan sous l’empereur Auguste, Médiolanum Santonum (Saintes) doit son nom au peuple Gaulois de l’époque, les Santons.
Mais, me direz-vous, quel rapport avec le téléphone? Y’en avait pas sous les Gaulois! Certes, vous répondrai-je, mais tout au long de son histoire la ville s’est enrichie de tunnels, aqueducs et autres souterrains sillonnant son sous-sol -dont d’ailleurs, soit dit en passant, est truffée la campagne alentour- permettant de s’enfuir, d’acheminer l’eau ou d’y cacher des secrets et des trésors. OK! mais le téléphone? On y passe les câbles? Peut-être.
Je ne vous en dirai pas plus. Si vous voulez vraiment savoir ce qui s’y trame, lisez pour vous détendre la nouvelle aventure de Ari Fergusson, ce détective aux allures de bon vivant, fumant, buvant et connaisseur en charcuterie, irrespectueux des limitations de vitesse finaud comme Astérix, aimant les femmes et ses amis. Un homme comme je les aime.
Vous suivrez son enquête sans vous lasser tout au long des 165 pages écrites avec vivacité par Denis Alamercery au titre prometteur, “Les dessous de Saintes”, Ed. Bordessoules, 12 euros. Mais surtout n’allez pas lire, avant de commencer, les 2 dernières pages, tout le mystère s’y dévoile.
Ce bouquin là c’était pour me détendre, mais j’y ai aussi appris, tout comme je me suis détendu en apprenant beaucoup dans un autre bouquin que je vous recommande, celui de Michel Serres, “Petites chroniques du dimanche soir” tome 2 Ed. Le Pommier 19,90 euros où sont mises par écrit les conversations qu’il a eues avec Michel Polacco, chaque dimanche soir sur France Info.
Je me suis régalé devant tant de sagesse, d’humilité, de connaissances et de profondeur d’esprit.
Mine de rien, Michel Serres nous distille une pensée, une philosophie pour notre quotidien en évoquant les événements du monde, les commentant, les expliquant, les raccordant à l’histoire, avec les mots simples et compréhensibles qui font sont talent.
Loin, très loin de nos penseurs abscons dont on se demande parfois s’ils comprennent eux-mêmes tout ce qu’ils veulent nous dire.
