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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Les notes de Patrick PIKE
Un petit soleil aura toujours plus d’attrait qu’un gros satellite!

PLUS DE VIN A L’ELYSEE.

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Palais de l’Elysée vers 1900 (photo Wikipédia)

Je suis malheureux d’apprendre que les dépenses de vin baissent de 44 % dans le budget élyséen. S’il est un domaine où l’on aimerait constater une progression, c’est bien celui-ci, participant de facto à l’économie viticole française et permettant des libations favorisant une moindre austérité. Celui pour qui le déroulement d’agapes culinaires ne s’accompagne pas d’un nectar idoine dont déjà Bacchus louait les bienfaits, est un homme à la vie triste, ou un hypochondriaque qui ne peut respirer que dans une bulle stérile.

Il est surprenant de constater que, dans un budget qui augmente très sensiblement plus que les salaires, les frais, que nous pourrions appeler de jubilation, vont diminuant. Il en est ainsi des fleurs, de la Garden Party et de l’arbre de Noël. En revanche ceux qui participent de l’inutilité ou du superflu sont considérablement en hausse, telle l’installation du nouveau cabinet du chef de l’Etat, ou encore le nombre de personnes à son service (88 de plus), les travaux d’équipement et d’entretien. N’est pas comptabilisée, bien sûr, l’augmentation salariale du maître des lieux, puisque n’étant applicable qu’à partir de cette année de grâce 2008. Ce sera pour l’an prochain.

Il est vrai que le prix du baril de pétrole, atteignant des sommets à la plus grande joie des émirs, galvanise les tentations d’imiter les magnats du forage. Eux non plus ne sont pas des adeptes de Dionysos, leur religion est stricte la-dessus, c’est le ramadan tous les jours; on grappille le raisin d’une main délicate, ornée de bagues, mais on ne porte jamais à ses lèvres la coupe emplie du breuvage fermenté et honni, tout en regardant de derrière des lunettes noires, son peuple avec condescendance.

Sache, ô lecteur -que Dieu te prenne en sa miséricorde- qu’au moment où je te parle j’entends seriner de tous côtés que les caisses sont pourtant vides, que le nombre de fonctionnaires sera réduit, que des casernes vont se camoufler et des bases s’envoler, que la marine restreint ses jeux nautiques, que des hôpitaux ne pourront plus soigner les magistrats dépressifs des tribunaux qui fermeront avec eux, qu’un peu partout on grogne et on fait grève, qu’on vous radie du chômage comme on efface une virgule, qu’on licencie sans vergogne et vous pousse dehors comme poussière qu’on balaie, qu’on augmente les heures de travail et les années de présence à vous faire des marathoniens pour une récompense, si vous parvenez à franchir l’arrivée, qui ne  permettra qu’à poursuivre un peu plus loin la course. Et mon bilan est sans doute lacunaire.

Pendant ce temps, outre les dépenses monumentales du Palais, on envisage l’achat d’un avion comme on le faisait d’un carrosse aux armes de sa majesté.

Mais on ne boit plus de Pétrus ou de Romanée-Conti, on allège la hotte du Père-Noël, on cisaille les tiges des roses et on organise un barbecue pour le 14 juillet. L’honneur est sauf, mais la tristesse s’installe!

11 juin 2008 - 3 commentaires
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DE TOUT UN PEU, QUELQUES NOTES AU HASARD.

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Chalutier de St Nazaire. Photo Remi Jouan pour Wikipédia.

Entendre Ségolène Royal venir au secours de Nicolas Sarkozy dans le conflit des marins-pêcheurs est une surprise; une bonne surprise d’ailleurs. Je l’ai suffisamment critiquée pour me permettre de le dire sans arrière-pensée. C’est montrer enfin qu’on peut s’intéresser à autre chose que de grappiller des voix pour battre ses amis. Et puis ramer un peu avec des marins, ça vous a une autre allure que de jouer les madones.

A propos des marins, quand ils auront fini de ramer dans tous les sens, leur barque arrivera peut-être à bon port pour la tranquillité de tous. Eux au moins peuvent encore pêcher sur un bateau à rames ou un voilier. Mais nous, pauvres terriens, devrons-nous bientôt envisager le char à voile pour nous déplacer? Hé! Ho! de la vigie, regardez un peu par ici. La terre, c’est de ce côté, car non seulement nous subissons nous aussi la hausse à la pompe -enfin quand on en trouve une après des heures d’errance à consommer le peu qui reste au fond des réservoirs- sans que nos maigres salaires ou pensions suivent la même cadence, mais en plus on a la désagréable sensation d’être pris en otages.
“Ami entends-tu le son creux des bidons qui se vident?
Ami entends-tu la colère du terrien invalide ?…”

Ce pétrole, dont même les dirigeants de l’OPEP disent que le prix n’est pas justifié, est devenu l’enjeu de quelques boursicoteurs internationaux sans scrupules. La demande n’est pas supérieure à l’offre. Alors? Alors la première solution, ici, consiste à supprimer la flottabilité de la TIPP. Jospin, en son temps, l’avait fait. La conséquence immédiate avait été une baisse des prix à la pompe. Car l’Etat engrange à nos dépens des recettes indues. Tout comme les pétroliers d’ailleurs, dont on peut se demander si leur intérêt n’est pas aussi de nous ponctionner pour afficher avec arrogance leurs bénéfices. La seconde solution consiste à faire preuve d’un peu plus de diligence pour la commercialisation de moteurs et autres appareils utilisant des énergies dont nous ne sommes pas dépendants, qui existent déjà, mais remisées dans les placards. On croit toujours avoir le temps, mais l’échéance arrive un jour, tout doucement, sans se presser, mais inéluctable.

Sarkozy toujours, défendu par Libération après la fausse information diffusée par le Nouvel- Observateur sur de prétendus propos. Décidément le monde n’est pas si mauvais qu’on l’imagine. Un espoir subsiste tant que la presse fera correctement son travail, mais faudrait-il encore que les observateurs de notre quotidien n’aient pas des verres déformants. Juste un regard objectif. Toujours.

Comme cette non-information d’ailleurs, celle de l’exil du dirigeant du MNR, partant en laissant à ses amis le soin de régler les dettes. Voilà un vrai chef!

Ce matin tous les regards se tournent vers Draguignan où un gendarme a tué, de plusieurs balles tirées dans le dos, un homme tentant de s’enfuir. Cela vraiment en valait-il la peine? Mon commentaire pourrait se poursuivre, mais je préfère en rester là et me souvenir de cette époque où nous jouions aux gendarmes et aux voleurs. Il ne faudrait pas que les enfants grandissent.




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