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Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

Les notes de Patrick PIKE
Un petit soleil aura toujours plus d’attrait qu’un gros satellite!

CAVADA, SON SONOTONE ET LES INQUISITEURS

Je ne vous propose pas de voir la vidéo de Y. STEFANOVITCH, nous l’avons tous vue dans les différents blogs traitant du sujet.

L’émotion qu’elle a pu susciter est dérisoire et montre que de rien on fait un scandale.

Où avez-vous entendu des propos discriminatoires, antisémites ou homophobes? Rien dans ces paroles ne m’a paru suspect ou choquant. Ce ne sont que les folliculaires, les politiciens ringards ou les bonnes âmes en quête de sensationnel qui ont voulu de ce reportage en faire une affaire d’état.

Est-il donc interdit dans ce pays désormais d’employer les mots qui correspondent aux faits et à la réalité? Va-t-on devoir, comme aux plus grands moments des totalitarismes, être obligé d’employer des circonvolutions afin de ne pas déplaire? Doit-on déjà se censurer pour n’être pas la cible de la vindicte de ceux qui ne veulent voir ou entendre que par la lorgnette de leur épouvante, telle une pucelle effarouchée?

Allons, que diable! prenez un peu de hauteur et ouvrez vos dictionnaires! Les mots juif, catholique, protestant, musulman, homosexuel sont-ils, à vos oreilles si chastes, des mots tant empreints de honte ou de crainte qu’à leur seule prononciation vous ne voulez y voir que relent d’hérésie?

Les nouveaux inquisiteurs sont-ils déjà parmi nous?

Où vous avez vu un scandale, je n’ai entendu que des diatribes de bistrot pré-électorales, où un journaliste posait le doigt sur la plaie de tous les partis, et non uniquement de celui qu’il soutenait, l’électoralisme.

Et je regrette que J.M. CAVADA se soit défaussé d’une façon aussi simpliste. Dire qu’il n’ a rien entendu relève de la médecine, de l’inconscience ou de l’approbation tacite des censeurs, lui qui était aux côtés de l’orateur. J’eusse préféré qu’il expliquât que rien de ce qu’il avait entendu n’était en quoi que ce soit choquant.

Qu’il aille donc d’urgence consulter un ORL pour un éventuel sonotone, accompagné qu’il sera par ceux qui n’ont voulu entendre dans ce débat sans intérêt, que leurs propres hantises.

CECILIA ET SA CHRONIQUEUSE.

Exceptionnellement, ce soir, pour me détendre, je vais me laisser aller dans le bain chaud de l’histoire. Avec délice et volupté.

Je prendrai un vieux tome des chroniqueurs du Moyen Age. Je le feuilletterai en lisant quelques phrases de Robert de Clari sur la Conquête de Constantinople, l’aventure la plus extraordinaire qui ait sans doute existé. “Il avint, en icel tems que li papes Innocent estoit apostoles de Rome, et Philippe rois de France…”

Ou bien encore Joinville, parlant de Saint Louis. “Quant li roys oy ce, il dist que, se Dieu plaist, cesti sairement ne feroit-il jà.”

Puis je m’abandonnerai, dans la poursuite de ma quête, aux charmes fabuleux de ces épopées qui ont bâti notre Nation.

Je lirai ces mémoires comme on lit un roman d’aventures. Je découvrirai des hommes à l’énergie triomphante. Je verrai ces héros défiler dans des houppelandes de brocart et d’argent. Je frémirai aux récits de leurs combats. Leurs épées scintillantes sous le soleil de jadis feront trembler les murs des villes conquises. De leurs épouses je m’éprendrai. De leur volonté sans faille, je me dirai qu’ils étaient d’une autre nature, et que ceux qui les décrivirent avaient des écritoires en ébène et des plumes d’airain.

Alors peut-être, les suivant pas à pas, remontant lentement le chemin de l’Histoire, en viendrai-je à ces siècles où la langue se fixa. Où des humanistes comme Guillaume Budé surent accroître les collections de livres dans la Bibliothèque Royale du géant François 1 er, qui, avec sa soeur Marguerite de Navarre, sut protéger et distinguer les poètes. Et je découvrirai les aventures féminines du roi, avec un soupçon de jalousie. “Une cour sans femmes, c’est comme un jardin sans fleurs.”

Mais, Dieu! que tout cela était bien écrit.

Peu à peu revenant vers notre temps, je butinerai quelques mots parmi les milliers qui s’épanouirent sous le regard acéré de Saint-Simon observant ses semblables à la cour du Grand Louis le XIV ième. “Cette lecture de l’histoire et surtout des Mémoires particuliers de la nôtre des derniers temps depuis François 1 er, que je faisais de moi-même, me firent naître l’envie d’écrire aussi ceux de ce que je verrais…”

Saint-Simon, le petit duc à la hargne farouche, ce précurseur mais aussi cet illustre héritier, de Villehardouin à Chateaubriand, du Cardinal de Retz à Malraux, n’écrivait pas pour ne rien dire, mais pour donner de son époque et de ceux qu’il côtoyait l’image la plus concise afin qu’elle restât dans l’histoire au même titre que la sienne.

Chaussant mes bottes de sept lieues je m’acheminerai à grands pas vers notre siècle, du regard caressant au passage quelques confidents célèbres, Gourgaud avec Napoléon, De Gaulle qui préféra écrire lui-même, Jean Lacouture et Jacques Attali parlant de Mitterand et enfin, mais vous l’aviez deviné, je m’approcherai du nouveau maître de céans pour découvrir avec stupeur qu’on commence déjà d’écrire ses mémoires.

Le temps va vite et s’accélère. La profusion de bouquins s’étalant sur les tables de nos libraires, comme les femmes d’Amsterdam faisant miroiter nos regards aux découvertes de leurs charmes, comme des paquets de sucettes alléchant les papilles de gamins salivant, comme des fringues pendues derrière les vitrines où s’écrasent le nez des femmes les convoitant, prouvent, s’il en était besoin, que notre siècle commerçant se consume aux braises de la concupiscence et de la désinvolture.

Prenant un livre dont la couverture racoleuse, par la photo d’une femme au regard inquiétant, aura su défier ma méfiance, feuilletant quelques pages et lisant au hasard en cherchant les images croyant qu’il s’agissait de “Nous-Deux” nouvelle formule, je penserai à la déception de tous les chroniqueurs, mémorialistes ou portraitistes d’hier s’ils avaient le malheur de lire la prose de celle, dont nos générations incultes s’imaginent qu’elle est leur héritière, qui ose gaspiller du papier pour écrire “Il ne se conduit pas bien!”, ou encore “Nicolas est un sauteur! C’est ce que tout le monde me dit aujourd’hui.”, et enfin “De quel amour l’ai-je aimé? Je ne savais pas ce qu’aimer veut dire.”

C’est beau, c’est grand, c’est historique! C’est le résumé de notre époque, dont je me dis qu’elle manque décidément de grandeur.

Rien que pour ce style, il eut été nécessaire de l’interdire, a tout le moins, car la censure n’est pas de mon royaume, lui donner sa copie à revoir.

DEAL EN LIBYE!

photo_1197272250640-5-1.jpg Photo AFP

Ainsi c’était ça! Un deal en Libye

Je te donne tes infirmières, et tu me reçois en grandes pompes!

Les grandes pompes, c’est plutôt ailleurs qu’il aurait dû les recevoir, celui qui ressemble à un maffieux de la meilleure époque! Et en plus, il a des exigences! d’un goût qui lui ressemble! Et notre conquérant national s’y soumet au nom d’une réal-politique que j’ai du mal à accepter.

En définitive, n’importe qui aurait pu les libérer les otages du dictateur Libyen. Il suffisait de faire un tout petit effort sur la pudeur du pantalon. Et moi qui croyais que notre nouvel Alexandre y était parvenu par sa force de conviction, par la crainte qu’il pouvait inspirer, par des arguments humanitaires, par des menaces, par son raisonnement, par son génie de la diplomatie, par des moyens respectables enfin dignes de respect.

Eh bien non! Ce sont des moyens “pantalonesques” qui lui ont permis de faire sortir des geôles Libyennes des êtres traités comme des chiens pendant huit an par un vieux chanteur rock sur le retour, qui attendait patiemment qu’un gouvernant du monde dégrafât sa ceinture.

J’en suis heureux pour ces femmes et cet homme qui pourrissaient lentement dans l’attente incertaine de leur sort. Et j’eusse été heureux, à leur place, qu’on me délivrât de cet enfer, sans me préoccuper des moyens mis en oeuvre. Car leur préoccupation n’était pas la nôtre, et leur souffrance était inacceptable. Mais ne pouvait-on pas agir autrement? Les nations dites civilisées n’avaient-elles pas les moyens de faire pression sur ce gangster aux cheveux teints, noirs comme son âme? Certainement le pouvaient-elles, mais peu leur importaient le sort de ces enterrés vivants!

Alors est arrivé celui qu’ils n’espéraient plus, faisant fi de l’honneur de la France, cette France qui l’a élu croyant faussement en sa grandeur.

Pas étonnant qu’il se soit accordé une substantielle augmentation: son pantalon ne tenait plus, et il devait se serrer la ceinture.

Il avait dû l’oublier en allant s’enliser dans les sables Libyens!

10 décembre 2007 - Aucun commentaire
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LA NOTE DU PROFESSEUR HULOT

img017papillon.jpg img017papillon.jpgLe professeur Hulot a donné sa note pour les devoirs des élèves du Grenelle de l’environnement. Il est content: 18/20!

On va donc taxer, taxer et re-taxer.

Vous parlez d’une solution! Quelle imagination! Quelle débauche d’énergie (à taxer?) pour en arriver là!

Taxons aussi les maisons en bois: ça détruit les arbres. Taxons les écolos qui voyagent en avion, en voiture, qui fument la pipe, qui parlent trop souvent, qui défèquent comme tout un chacun, qui font consommer de l’énergie aux caméras qui les filment, qui écrivent des livres inutiles, qui vont au bout du monde faire des reportages qui ne servent à rien, ou dans des manifestations pour se faire voir, qui font cuire leur nourriture, qui se chauffent l’hiver, qui…. qui gaspillent de l’énergie et produisent du CO2 comme tout le monde.

Qui font ce qu’ils ne veulent pas qu’on fasse, ces rêveurs qui ne sont pas doux, ces sycophantes, ces donneurs de leçons, ces pourvoyeurs d’inquiétude, ces Savonarole de l’apocalypse, ces Croisés du rétrograde.

L’écologie est une religion donc un mythe. Ils veulent en être les grands prêtres. Je ne suis pas de leurs fidèles.

Je crois en la nature qui se régule elle-même comme toujours elle le fit dans ses alternatives périodiques.

Depuis qu’un homme a découvert le feu, d’autres après lui ont découvert l’univers du nucléaire et dans cette longue suite d’évolution d’autres encore découvriront de nouvelles ressources.

Je crois en l’avenir. Ils en ont peur!

26 octobre 2007 - Aucun commentaire
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