Pike | A quelle race appartient Eric Zemmour?
C’est vrai qu’il est brillant notre Sarkozy international.
C’est vrai qu’il est convaincant avec son ton décisif, incisif, péremptoire et sans l’ombre d’une hésitation lorsqu’il est affirmatif.
Je suis sûr que demain les sondages vont remonter. Un peu comme la bourse. Ca va, ça vient. Et en ce moment elle remonte, enfin aujourd’hui!
Sans doute quelques bonnes nouvelles.
Mais demain?
Demain les commerçants vont acheter aux producteurs, plus cher, et revendre aux consommateurs, moins cher. Bravo!
Demain les propriétaires ne demanderont plus de caution aux locataires, sauf un mois de garantie. Point final. Bravo encore!
Bravo aussi pour l’indexation du loyer sur l’indice des prix.
J’en connais qui font faire la “gueule”! Mais comme il le dit, il n’est pas le Père Noël.
Il aurait pu ajouter “ni Saint Nicolas”!
Bon, je ne me vais pas m’étendre sur tout ce qu’il a promis, comme de travailler le dimanche (et la nuit?), de débloquer les fonds de participation (c’est assez facile), de réhabiliter le travail (il était coupable?), de payer les heures supplémentaires , les RTT dans le public comme dans le privé… Et tout ça sur fond de dialogue avec les partenaires sociaux.
Alors là, c’est pas gagné, surtout avec la claque qu’ils viennent de prendre pour les régimes spéciaux.
Mais où Saint Nicolas risque d’en prendre une, de claque, c’est avec les enfants des banlieues. Et j’ai la vague impression qu’il serait plutôt du côté du saloir que de celui du miracle.
Car, si je suis en accord avec lui sur le fait que nous ne sommes pas au Far-West pour se faire tirer dessus et que les coupables doivent être sanctionnés à la hauteur de leurs actes, il a une fâcheuse tendance à globaliser et mettre tout le monde dans le même panier à salade.
Or chacun sait (enfin presque) qu’il n’en est rien et que la “banlieue” attend autre chose qu’une répression plus prégnante qui ne fera qu’envenimer le sentiment d’abandon, de rejet et de ghetto qu’elle ressent.
Il faut lui proposer des solutions d’avenir qui passent par l’éducation (je me répète, mais c’est le fondement même d’une société), le travail accepté, donc correctement rémunéré, les loisirs partagés, le dialogue ou encore des encouragements répétés (un bon “manager” sait qu’il faut une minute pour critiquer et cinq pour féliciter, et qu’il n’obtient jamais rien quand une décision est imposée et non proposée par celui à qui il veut la faire exécuter).
Attendons le plan de Fadela Amara. Mais je crains le pire quand j’entends des mots comme “immigration non maîtrisée” ou “immigration choisie”.
Enfin pour conclure, j’ai toujours préféré Othello à Iago.